La volonté de nuire par Joél Mesnard, LDLN.

Pour avoir une chance de comprendre ce qui a pu traverser le ciel de Maubeuge, le 27 octobre dernier à

21 h 15 , il faudrait que nous puissions coopérer avec des spécialistes des météorites. Suite à ce qui s'est passé dans la région d'Avesne, le 27 mai, il serait indispensable d'approfondir la question auprès des autorités compétente et même pourquoi pas,- de leur faire par des 21 incidents antérieures, dont ils n'ont probablement pas connaissance. Au sujet de la structure en H, portant deux puissants feux , vue à Narbonne le 26 juin, il faudrait pouvoir échanger  des informations avec les service civils et militaires, qui surveillent la navigation aérienne. Et ce qui est vrai pour ces trois cas-là l'est aussi pour tous les autres.

Il ne serait pas nécessaire que nos interlocuteurs  s'intéressent de la même façon que nous au problème OVNI. Il suffirait qu'ils n'éprouvent aucune réaction de rejet face à cette question, et qu'ils partagent -même à un degré moindre, même dans un cadre conceptuel différent du notre- notre désir d'éclaircir  ces énigmes. Or il est très difficile voir le plus souvent impossible, de pratiquer ces échanges d'information pour la simple raison qu'en France, l'ufologie a dans l'ensemble, une très mauvaise réputation, sans aucun rapport avec ce qu'elle est réellement. Cette réputation détestable est due, avant tout, à une vaste entreprisse de dénigrement, mené avec des moyens considérables, et particulièrement virulente depuis la fin des années soixante-dix.

Dans les 25 premières pages d'un livre publié en France récemment, j'ai relevé quelques uns des termes utilisés pour qualifier les personnes qui s'intéressent activement au problèmes Ovni:


-la faune bigarrée des milieux soucoupistes (p.8 )

-ufologues un peu fêlés et amateurs de contact extraterrestres (p.8 )

- amateurs de paranormal et de soucoupes volantes ( p.8 )

-amateurs d'ovnis (pp 10,17,20 et 25)

-des groupes d'amateurs (p.10 )

-ufologues de tout poil (p.14 )

-soucoupistes (pp. 15, 18, 22)

-amateurs de visites extraterrestre (p .18)

-passionnés d'ovnis (p.18 ) 






La suite et du même tonneau, ou pire. On appréciera, entres autres perles: p. 38, les ufologues fanatiques; p. 50, la paranoïa aiguë parmi les fanas de soucoupes volantes; p. 76, les ufomanes  (dont peu on le bagages universitaire(1) pour comprendre…etc. ); ou encore  p. 81, un petit noyau de cinglés  (qui vous amènent à croire que l'USAF cache la vérité au public sur les soucoupes volantes). Ca n'en finit pas…. C'est un feu d'artifice. Un mot comme enquêteur eut mieux pour  désigner les ufologues de terrain. Mais lorsqu'on le trouve il désigne ...les gens de la commission Condon !

Le choix des termes systématiquement dévalorisant, que l'auteurs applique aux ufologues, révèle  un mépris pathologique des gens simples, des autodidactes , des personnes

Qui cherchent à s'informer par elles mêmes et se forgent leurs propres convictions, en dehors des voies royales, des silences officiel et des hypocrisies de bon aloi. Mis plus grave est le double mensonge fondamentale que véhicule ce texte:

       1°) d'une part, le portrait qu'il esquisse des ufologues n'est q'une affreuse caricature, criante de malveillance. C'est de la calomnie, construite sur un amalgame grossier. Ce que nous savons sur le phénomène OVNI nous le devons presque en totalité, aux « amateurs » . Depuis cinquante ans, ils ont sus comprendre qu'un problème se pose; il sont allés puiser l'information aux sources,  et se sont efforcés , envers et contre tout, de faire connaître leurs constat. Quelques uns ont pus commettre des erreurs, mal interpréter certains des éléments qu'ils avaient  recueillis, être victimes d'illusions. Mais ceux la sont une minorité. La plupart de ces amateurs ont simplement fait le travail que personnes d'autres ne voulait faire. Ils sont dans l'ensemble plutôt bien travaillé, dans des conditions très peu favorables. A défaut de comprendre la valeur de leurs  apport, notre censeur auto- proclamé se montrerait pour une fois bien inspiré, s'il s'abstenait enfin de ternir leurs réputation.

        2°)d'autres par et une fois de plus (2) l'image qu'il donne de la situation est, dans l'ensemble en contradiction avec ce qu'on peut en apprendre sur le terrain. Lorsqu'il fustige (p.20 )  ces « amateurs d'ovnis » pour qui une rentrée atmosphérique n'est plus une rentrée atmosphérique, la volonté de d'induire  en erreur est patente :

L'affaire du 5 novembre 1990 est d'une complexité telle qu'on ne saurait la résoudre en neuf mots, en laissant de coté la totalité des « détails ». Ce n'est pas sérieux. Il fallait écouter les témoins, il y a 11 ans. Au minimum il faudrait le faire maintenant , ce qui serait mieux que rien. Mais notre oiseau préfère expédier le problème de façon péremptoire , en une ligne, sans aucun argument, aucune références aux données. C'est de l'esbroufe.

Voilà comment, en dénigrant les personnes et en ignorant les faits, on parvient à intoxiquer les esprits, et en fin de compte, à freiner le développement normal d'une recherche. Pourquoi ce sabotage?


1: étonnante (mais révélatrice) traduction de educational background, comme s'il n'était d'autre éducation q'universitaire !

2:Voir l'article de Gildas Bourdais « Roswell et la rumeur de Roswell » dans LDLN 356. PP. 14 à 23                     

Abonnement (tarif pour six numéros) : France : 44 € - Europe : 49 € - USA, Canada, Afrique : 54 € - Polynésie française, Japon, Australie : 58 € - Abonnement de soutien (pour la France) : à partir de 50 € - Règlements : Par chèque ou par mandat à l'ordre de Joël Mesnard - Envoyer à : LDLN, BP 3, 86800 Saint-Julien-l'Ars).

C.R.U. Comité de Recherche Ufologique

2 Rue Ronsard 29200 BREST

Groupement d'études  O.V.N.I. /  O.A.N.I. BRETAGNE FINISTERE BREST.